La pré-éclampsie : maladie mortelle ?

La pré-éclampsie (ou toxémie gravidique) est la 2e cause de décès maternel juste après les hémorragies. Il ne s’agit pas d’une maladie à prendre à la légère puisque toutes les femmes enceintes peuvent en être atteintes. Mais alors existe-t-il un dépistage ? Des signes annonciateurs ? Ou un traitement ?

eclampsie

Symptômes de la prééclampsie

La pré-éclampsie concerne 5 à 6% des grossesses, c’est pourquoi il est important d’en connaître les symptômes.  Elle se traduit par une élévation de la pression artérielle (> 14/9) généralement après le 5e mois, et d’un taux élevé de protéine dans les urines (> 300mg). Il existe également toute une série de signes qui peuvent donner l’alerte : maux de tête tenaces (fortes céphalées), œdèmes, raréfaction des urines (oligurie), vertiges, bourdonnement des oreilles, fatigue, somnolence, vomissements, douleurs abdominales, troubles de la vision, troubles du foie (troubles hépatiques)…

La majorité des femmes atteintes accoucheront normalement, mais il arrive parfois qu’il y ait des complications. En effet, la pré-éclampsie peut évoluer rapidement vers l’éclampsie qui provoque des convulsions répétées suivies d’un état comateux. Cette maladie peut entraîner un décollement du placenta, un accident vasculaire cérébral, des hémorragies, une naissance prématurée, un retard de la croissance… Les cas les plus graves vont jusqu’aux décès du fœtus et/ou de la mère.

Quelle solution contre la toxémie gravidique ?

Le seul remède efficace contre cette maladie est d’accoucher. Selon l’âge du fœtus, les médecins préféreront retarder ou pas ce moment. Il faut cependant rester vigilant, car la pré-éclampsie peut apparaître jusqu’à 6 semaines après la naissance. Ces nouveau-nés sont quand même plus résistants que les nourrissons prématurés classiques.

D’où vient la preeclampsia ?

L’origine de la pré-éclampsie est encore inconnue, mais il semblerait qu’il y ait quand même quelques prédispositions comme : des antécédents dans la famille de pré-éclampsie, une pression artérielle déjà élevée, l’obésité, le diabète, l’âge <20 ans et >35 ans… Il n’existe cependant pas de dépistage pour la pré-éclampsie.

Cette maladie peut récidiver aux grossesses suivantes. Pour les femmes concernées, il est conseillé de faire un examen des artères de l’utérus et de prendre une faible dose d’aspirine avant la 20e semaine d’aménorrhée.

Pour finir il est primordial de connaître cette maladie qui touche plus de 8 millions de femmes dans le monde et surtout d’en parler autour de vous.

Pour en savoir plus, rendez vous sur le site de l’APAPE (Association de Prévention et d’Actions contre la Pré-Éclampsie).

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